DIMANCHE INVESTIGATIONS INONDATIONS CYCLIQUES À COTONOU : BIENTÔT LA FIN DU CALVAIRE Dimanche Investigations Inondations cycliques à Cotonou : bientôt la fin du calvaire

DIMANCHE INVESTIGATIONS INONDATIONS CYCLIQUES À COTONOU : BIENTÔT LA FIN DU CALVAIRE

Dimanche Investigations

Inondations cycliques à Cotonou : bientôt la fin du calvaire

L’actuelle petite saison des pluies est particulièrement éprouvante pour les populations du Sud du pays en général et celles de Cotonou en particulier. Ceci en raison de la forte pluviométrie enregistrée alors qu’aucune alerte n’annonçait cela. Face au calvaire des habitants de la ville de Cotonou, quelles actions sont menées par la municipalité de Cotonou pour soulager les peines de ses administrés. ‘’Dimanche, Investigations’’ s’est rapprochés des responsables de la mairie afin d’éclairer la lanterne des populations sur la gestion de ladite saison des pluies.

Dans cet entretien exclusif, Modeste ACCROMBESSY, le Directeur Adjoint des Services Techniques de la mairie de Cotonou, fait le point des mesures mises en œuvre pour minimiser les impacts des inondations dans la ville de Cotonou.

 

Quelles sont les dispositions prises par la Direction des services techniques de la mairie de Cotonou pour minimiser l’impact des inondations dans la ville ?

 

Modeste ACCROMBESSY : en parlant d’inondations, il faut dire qu’il y a trois séries d’activités qui sont faites par la DST.

Il y a d’abord:

-les activités pré-pluie qui prennent en compte tout ce qui se fait par la mairie pour prévenir les inondations. Il y a par exemple le curage des caniveaux et des ouvrages d’assainissement. Cela permet aux collecteurs d’être débarrassés de tous les détritus afin que les eaux de pluie, une fois tombées, puissent couler normalement vers les exutoires. On peut citer, toujours en matière de prévention

-le reprofilage afin de préparer les voies en terre aux inondations, de maintenir leur praticabilité pendant la période des pluies. Voilà globalement ce qui se fait sur le plan de la prévention.

Ensuite, pendant la période des pluies, nos interventions consistent en des ouvertures de tranchées afin de permettre facilement aux eaux de pluies d’atteindre les exutoires. Il y a aussi le pompage dans les endroits sans exutoires, mais où il y a accumulation d’eau. Ces eaux sont ensuite déversées des exutoires ou caniveaux qui peuvent drainer les eaux. C’est ce qui est fait actuellement dans toute la ville de Cotonou.

Ce qui est fait en matière curative pour permettre aux populations de vivre cette période de pluies avec le moins de désagréments possible, pour soulager leurs peines.

Enfin, après la période des pluies, il y a la phase de relèvement. Il s’agit de rétablir la praticabilité des voies en terre dans la ville de Cotonou. Nous procédons également à la réfection des voies revêtues, bitumées comme les rues pavées, pour corriger les arrachements de pavés ou les affaissements de voies. Ceci pour permettre aux usagers de la route de circuler en toute tranquillité.

Voilà donc globalement ce qui est fait en termes de prévention, de gestion des inondations et de mesures de relèvements.

 

La DST a-t-elle été débordée par l’ampleur des pluies cette saison ? Vous vous y êtes préparés ?

 

M.A : Nous avions déjà vécu une pareille situation en 2010. Mais j’avoue que nous avons été tout de même surpris parce qu’aucune des alertes ne le prévoyait. Ce sont d’ailleurs les pluies de 2010 qui ont permis la prise de certaines mesures et nous ont amenés à élaborer un certain nombre de projets. Il y a par exemple le Projet d’Urgence de Gestion Environnementale en Milieu Urbain (PUGEMU) qui a pris fin en 2018. Et là, il faut dire le Gouvernement du Président Patrice Talon est en train de mettre en œuvre un certain nombre de solutions durables pour contrer les inondations. On peut citer par exemple :

– L’Asphaltage qui inclut la construction de routes et de collecteurs secondaires pour drainer les eaux vers les exutoires que sont les lacs, lagunes et autres collecteurs primaires.

-Il y a aussi le projet d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou qui est un vaste programme d’environ 250 milliards de francs CFA.

Il faut dire que la mairie de Cotonou est intimement associée à la mise en œuvre de ces différents projets. Si nous prenons par exemple l’asphaltage qui est déjà en cours, la mairie suit les travaux avec les différentes entreprises et le bureau d’études en collaboration avec le ministère de Cadre de Vie et du Développement Durable à travers l’Agence du cadre de vie pour le développement du territoire. Donc je voudrais profiter de cette occasion pour remercier M. José Tonato, le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable ; la Directrice de l’Agence du cadre de vie pour le développement du territoire qui ne cesse de nous associer aux projets phares du Gouvernement de Patrice Talon dans la ville de Cotonou.

 

Il y a certains axes routiers de Cotonou qui offrent un spectacle lamentable en saison pluvieuse ? Les environs de l’Hôtel de Ville de Cotonou, Fifadji ou encore Vodjè par exemple.

 

M.A : En fait, cet état de choses auquel vous faites allusion est un phénomène qu’on appelle en assainissement le temps de concentration. C’est le temps que met la dernière goutte d’eau de pluie qui tombe pour rejoindre l’exutoire le plus proche. Ce n’est pas du tout de l’inondation puisque vous constatez que l’eau disparaît entre une ou deux heures après la fin de la pluie. Ce n’est donc pas que la mairie est impuissante face à cette situation.

Que fait concrètement la mairie en termes de sensibilisation des populations par rapport aux inondations ?

 

M.A. : nous ne finirons jamais de faire de la sensibilisation. Savez-vous, le Cotonois doit éviter certains comportements à risques. Jeter les ordures dans les caniveaux par exemple freine l’écoulement de l’eau vers les collecteurs, voire les boucher et créer artificiellement des inondations. Or, cette habitude est pratiquement une passion pour les habitants de Cotonou. Il faut alors que les populations nous aident en bannissant ce genre de comportement. Il y a également le fait que les populations se branchent de façon illicite aux ouvrages d’assainissement. Cela les engorge et ralentit ainsi l’écoulement des eaux. La sensibilisation que nous faisons va également dans ce sens.

Le 24 octobre dernier, nous avons procédé au curage des collecteurs qui sont au niveau du passage supérieur de Houéyiho. Nous y avons trouvé des sacs de jute remplis d’ordures ménagères. Cela a engendré la stagnation de l’eau au niveau du supermarché ‘’Le franc prix’’. Ensuite, nous avons reçu des instructions du maire pour être aux côtés des populations de la ville de Cotonou pendant toute la saison des pluies afin de soulager un tant soit peu leurs peines. Il faut signaler que cette petite saison des pluies a été vraiment rude avec une très forte pluviométrie.

 

Vous parliez tantôt des grands projets de la mairie et du Gouvernement pour contrer les inondations dans la ville. Concrètement, et de façon réaliste, à quand la fin des inondations à Cotonou ?

 

M.A.: Je peux vous dire de manière certaine que les populations de Cotonou vont vivre les prochaines saisons des pluies en toute tranquillité. Mais on ne peut empêcher définitivement, du moins pas pour le moment, les inondations. Cela en raison du fait que les populations sont installées dans les lits d’écoulements d’eau. Pour parler de fin des inondations, il faut alors déloger les populations de ces zones impropres.

 

Votre mot de fin !

M.A. : Je tiens à remercier le groupe de presse ‘’Les Pharaons’’ pour cette initiative de ‘’Dimanche Investigations’’ qui donne en réalité la parole au peuple. Je veux ensuite rassurer les populations que nous travaillons pour elles, que nous sommes à leurs côtés pour les assister durant ces périodes un peu difficiles. Et ceci sur instruction du Maire Isidore Gnonlonfoun. Même si nous sommes pratiquement à la fin de la saison des pluies, nous n’allons pas baisser les bras. Et je peux également répéter qu’avec les grands projets du Gouvernement du Président Patrice Talon, les saisons des pluies à venir seront ressenties de manière moins douloureuse pour les populations de la ville de Cotonou.


Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *